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Renardpagina

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21 mai 2025

accueil et sommaire de ce blog

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Renard Pagina

 

mémorial de textes et d'images

 

mes publications Facebook censurées

 

À l'heure des réseaux sociaux, le sort des publications qu'on y dépose devient préoccupant.

  • Facebook est le théâtre d'un contrôle et d'une CENSURE, souvent sans recours, dès que certains sujets sont abordés comme l'islam et l'islamisme par exemple.
     
  • Les blocages de 24 heures se multiplient sans raison explicite, et les écrits disparaissent sur de longues périodes. Facebook est une pieuvre mondiale installant un totalitarisme soft à l'abri de toute saisine démocratique.

Le citoyen disparaît derrière le membre d'une "communauté" à laquelle il n'a jamais délivré le moindre acquiescement. Il est à la merci d'algorithmes inquisitoriaux et de "modérateurs" inconnus et sans respect de la liberté d'expression telle, du moins, qu'on la définit en France.

Il est très inquiétant que dans le pays des Droits de l'homme et du citoyen puisse se déployer le désormais principal espace d'échanges d'idées qui échappe au contrôle et aux garanties de la démocratie.

  • Pour la pérennité de nos publications sur Facebook, il est nécessaire de les enregistrer ailleurs. Nous perdons certes en audience mais les textes et leurs commentaires sont préservés pour leur circulation en ligne.

Ce blog est créé dans cette intention.

Michel Renard
10 août 2023

* travail en cours

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Catégories

1 - Islam, islamisme, frérisme, djihadisme

 2 - Actualités (politique, immigration, justice, école...)

 3 - Idées, idéologies (décolonialisme, antiracisme, wokisme, cancel culture)

 4 - Identité nationale, combat pour la France

 5 - Histoire

 6 - Espagne

 7 - Italie

 8 - Religions, spiritualités, occultisme, hermétisme

 9 - Littérature

10 - Explorations

11 - Souvenirs

12 - Vidéos

13 - Saint-Chamond

14 - Mes blogs

 

Quelques vidéos

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 octobre 2023

Aider le combat d'Isabelle Surply pour obtenir les factures de la Mairie de Saint-Chamond

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Aider le combat d'Isabelle Surply

pour obtenir les factures de la Mairie de Saint-Chamond

 

appel à financement NEW 4
https://stchamonddabord.fr/je-donne-pour-saint-chamond-dabord/

 

 

 

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22 octobre 2023

En ce jour qui ramène le souvenir de la mort de mon fils

archer de Bourdelle Pierrot (1) 2009

 

 En ce jour qui ramène...


En ce jour qui ramène le souvenir de la mort de mon fils Pierre (22 octobre 2014), je préfère la mémoire de son extraordinaire vitalité, de son sens artistique, de la force qu'il dégageait face aux embûches d'une trop courte destinée, de l'amour qu'il nous a accordé, de l'invite qu'il nous adresserait probablement de continuer à vivre avec le souffle qui fut le sien.

Michel Renard

(2009, aux côtés de l'Archer de Bourdelle, musée des Beaux Arts, Lyon ; photo prise par lui-même)

 

11 septembre 2023

le vrai rôle du professeur : sur un livre d'Ambroise Tournyol du Clos

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le vrai rôle du professeur

sur un livre d'Ambroise Tournyol du Clos

 

Ambroise Tournyol Duclos est professeur au lycée de Saint-Chamond, il y est arrivé quand j’y étais encore. Agrégé d’histoire, il a vécu et enseigné en Centrafrique plusieurs années.

Chrétien engagé dans la défense intellectuelle de ses convictions, il propose l’éloge d’une école qui renouerait avec l’axe qui lui donne un sens : la transmission.

Compte rendu et réflexions (trop à dire...) autour de TRANSMETTRE OU DISPARAÎTRE, Ambroise Tournyol du Clos (éd. Salvator, 2021, 164 p.)

un combat interminable

Dieu sait si j’en ai lu et annoté des livres sur le naufrage de l’institution scolaire et de la «formation des maîtres» depuis 1983... !

Depuis les Maurice Maschino (Vos enfants ne m’intéressent plus, 1983, et d’autres titres), Jean-Claude Milner (De l’école, 1984), Finkielkraut, Jacqueline de Romilly, Brighelli, Cécile Ladjali avec George Steiner (Éloge de la transmission. Le maître et l’élève, Albin Michel, 2003) et tant d’autres, à tous les témoignages d’instituteurs (Marc Le Bris), de professeurs (Natacha Polony), d’élèves-professeurs dans les IUFM, ISPE, INSPE...

Sans oublier les militants de l’association «Sauver les Lettres», ceux du G.R.I.P. (Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les programmes)...

Et en passant par l’article de mon fidèle ami Gérard Molina, agrégé de philosophie, «Refonder l’école ou accompagner sa dérive » (revue L’Aventure humaine, n° 10, dossier «Oser enseigner», éd. Puf, 2000).

Article remarqué par Xavier Darcos avant même qu’il ne devienne ministre, il était alors doyen de l’Inspection générale, dans un livre publié l’année 2000, L’art d’apprendre à ignorer (éd. Plon).

Le futur ministre écrivait, à propos du débat entre les républicains conservateurs et les pédagogues autoproclamés : «Gérard Molina, professeur de philosophie à l’IUFM de Paris, a très brillamment montré que cette discussion circulaire et aporétique de l’école sur elle-même, est aussi ancienne que l’école elle-même».

Il ajoutait en note : «Si je devais ne recommander qu’une seule et unique lecture sur la question scolaire, ce serait la lumineuse et savante intelligence de cet article d’une quarantaine de pages, auquel j’emprunte plusieurs arguments» (p. 198 de son livre).

Pris moi-même dans ce combat, j’ai créé en 2006, un blog intitulé «Pour une école de la culture, contre l’inquisition pédagogiste», avec 85 articles et 450 photos (ecoledelaculture.canalblog.com), et polémiqué avec des spécialistes en «sciences de l’éducation», des syndicalistes du SGEN, association de «Parents d’élèves» et autres contempteurs de la transmission des savoirs et de la culture, de l’exigence scolaire et de l’effort.

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une séquence longue

Tout cela pour dire quoi ? Deux choses.

D’abord, toutes ces démonstrations de l’intolérable abandon du savoir-faire des maîtres au profit des lubies des pédagogistes, toutes ces analyses sonnant le tocsin n’ont guère eu d’effet politique.

Malgré quelques velléités (Gilles de Robien, Darcos, Blanquer au début...), l’écrasante puissance d’inertie de la machine dans tous ses échelons et la puissance des lobbys (pédagogiste, parents d’élèves, Bercy et son libéralisme de gestion comptable au plus juste) ont eu raison du bon sens.

Et l’école s’est enfoncée dans les aberrations de méthode et «d’ingéniérie» de management (détricotage des contenus, évaluation des «compétences» (?) au lieu des savoirs, individualisme forcené multiculturalisme niveleur, idéologie écologiste et sociétale...), chutant régulièrement à chaque classement international.

Secondement, je pensais que cette séquence longue d’une triste décomposition devait probablement aller à son terme sans qu’on ne puisse plus la retenir. Mais quel terme ?

transmission

Ambroise Tournyol du Clos répond à cette question. Il écrit : «l’incroyable enjeu auquel notre société est confrontée : transmettre ou disparaître» en évoquant la «résistance» et même l’«objection de conscience» qu’il faut déployer pour y parvenir (p. 41).

Les symptômes qu’il relève ne sont pas nouveaux : baisse du niveau scolaire, fabrique des inégalités sociales, crise du recrutement (p. 19-22). Pour y faire face ? Une ambition déclinée par Ambroise Tournyol du Clos.

arrachement à l’empire de l’utile

«C’est par la transmission d’une culture commune, solide et exigeante, que nous pourrons réunifier "l’archipel français" (cf. Jérôme Fourquet). L’enseignement est un acte poétique [cf. p. 111-114] qui dévoile et élabore le sens du monde».

Ambroise Tournyol du Clos précise : «Comme nous l’apprend son étymologie latine, "insignio", enseigner c’est désigner, mettre un signe sur les choses et les êtres, signaler à chacun que la vie a un sens et qu’on la respecte mieux quand on la connaît mieux. Cet arrachement à l’empire de l’utile pourrait nous permettre de renouer avec la vérité de notre existence» (p. 23).

À ce titre, on ne peut que s’accorder avec l’auteur quand il déplore les «enseignements vidés de leur contenu (...) par des pédagogies idéalistes» (p. 33). Ou qu’il brocarde «la pédagogie de la diversion» (p. 95).

Enfin qu’il se désole avec une pertinence cruelle :

«Combien d’apprentissages concrets sont passés par pertes et profits au nom d’une moraline destinée à changer les cœurs et les consciences ? Combien d’enseignants se persuadent encore aujourd’hui que l’essentiel de leur mission est d’inculquer les valeurs de la République, le vivre-ensemble, l’amour de la démocratie, le rejet du racisme, la relativisation du genre plutôt que de transmettre l’intelligence du Moyen Âge, la saveur de la prose rabelaisienne, la rigueur des fonctions affines, l’observation patiente et méthodique d’une bactérie ?» (p. 33).

les parents responsables ?

Selon Ambroise Tournyol du Clos, oui. «Une bonne partie des difficultés auxquelles sont confrontées les enseignants proviennent d’un défaut d’éducation dans les familles» (p. 42). L’État a sa part de responsabilité dans ce constat.

En attestent «les initiatives intempestives et déplacées de (...) Peillon et Belkacem sous le mandat de François Hollande (2013-2017) ou, plus récemment encore, l’interdiction de l’instruction en famille et les contraintes toujours plus grandes imposées aux écoles hors-contrat au nom de la lutte contre le séparatisme. Au lieu de cibler les structures islamistes alors en cause» (p. 42).

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professeur artisan

On lira avec profit les développements qui désignent le professeur comme un artisan et non comme un exécutant des folles méthodes de «l’ingénierie pédagogique» des «chercheurs en sciences de l’éducation» (p. 44). Ou encore : «l’école souffre également d’un rapport servile aux modes pédagogiques» (p. 57).

Et on appréciera, ô combien, cette remarque : «tout professeur devrait se cultiver intimement et quotidiennement des matières qu’il dispense. Par la lecture, les conférences, le cinéma, la radio... On ne nourrit pas ses élèves si l’on n’est pas soi-même nourri de la substantifique moelle de la culture» (p. 47).

Incise personnelle. Il m’est arrivé de substituer à un cours, sans volonté délibérée au départ, l’évocation d’une lecture effectuée durant le week end qui venait de s’achever. Il s’agissait de La Serpe de Philippe Jaenada (éd. Julliard, 2017, 648 p.).

D’abord étonnés qu’on puisse lire plus de 600 pages en deux jours, ils ont surtout été tenus en haleine par le récit que j’en faisais (qui n’était pas exempt de rapport avec l’histoire en général), sans rien dévoiler des vérités ultimes bien sûr, malgré leurs supplications.

l’originalité d’Ambroise

À côté des idées artisanales sur le métier de professeur, défendues par tant de ses prédécesseurs, Ambroise Tournyol du Clos manifeste son originalité en les adossant à une démonstration philosophique et même religieuse.

Il leur donne une cohérence différente de celles qui puisaient leur pertinence sur le souci d’un peuple de perpétuer son histoire et sa culture par la transmission d’un héritage reçu qui s’exprime, selon la formule de Renan, par : «la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis». Indépendamment de toute conviction religieuse... ce qui ne veut pas dire de toute sensibilité religieuse.

Le professeur d’histoire de Saint-Chamond définit d’abord l’enseignement «comme un acte politique fondamental» (p. 67). Entorse à la laïcité ?

Non, parce qu’il n’est pas question de choix politique partisan mais, dirais-je, de la politique au sens grec : «ce qui transforme la communauté biologique en communauté politique» (p. 67).

Et le premier soutien de la voûte démocratique, c’est l’AUTORITÉ : «l’autorité permet la croissance de celui auquel elle s’applique» (p. 68). L’autorité, quelle légitimité ?

Réponse de l’agrégé d’histoire : «loin de se réduire à ses expressions concrètes, une certaine assurance dans le verbe mais aussi la discipline qui forme le cadre des apprentissages, l’autorité naît d’abord de la reconnaissance partagée d’une vérité TRANSCENDANTE. Quelque chose nous précède et nous dépasse, et la conscience de ce trésor destiné à enrichir notre cœur requiert notre obéissance en même temps que l’usage raisonné de notre liberté» (p. 71-72). 

 

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des alliances entre croyants et non-croyants

Ambroise Tournyol du Clos s’appuie sur Régis Debray (Croyances historiques, réalités religieuses, Gallimard, 2016), guère connu pour sa foi religieuse, qui écrit : «Si nous n’avions pas, non la faiblesse de croire, mais la force de croire, nous n’aurions pas d’avenir devant nous, ni de société où vivre, ni nulle envie d’agir. L’incroyance absolue est un luxe de légume, on aurait tort d’en abuser, sauf à vouloir sécher sur pied» (p. 74).

Le professeur d’histoire cite plusieurs fois Régis Debray, mais aussi Chesterton, Rémi Brague, Bergson, Bernanos, Camus, Hannah Arendt... Il en tire une conclusion : «l’exigence du sacré qui légitime le sacrifice et interdit le sacrilège, échappe ainsi à l’entendement de nos ministres qui ne connaissent plus que le confort rhétorique des "valeurs"» (p. 75).

la double allégeance

Comme mon intention est de donner à lire Ambroise Tournyol du Clos, je termine avec une ultime citation dont j’espère que nous saurons surmonter le défi qu’elle énonce : «L’enseignement de l’histoire souffre d’un défaut d’incarnation, parce qu’il s’est fixé un horizon moral indépassable» (p. 125) (M’sieur, c’est qui les gentils, c’est qui les méchants ?).

Devant ce fiasco : «l’effondrement du pacte républicain auquel nous assistons aujourd’hui devrait nous inciter à emprunter d’autres voies pédagogiques. L’individualisme croissant, le nihilisme ambiant ou encore les progrès du communautarisme islamiste mettent en échec notre ambition de former des consciences citoyennes. Nos élèves sortent de nos cours d’histoire, au mieux indifférents, au pire méfiants, cultivant le principe de la double allégeance : supporter, le temps du cours, la morale républicaine que l’Éducation se donne la tâche d’inculquer, apprendre à y résister à la maison ou ailleurs» (p. 126).

Michel Renard
9 septembre 2023

 

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9 septembre 2023

nef et chevet de l'église Saint-Pierre, un matin de fin d'été (septembre 2023)

église Saint-Pierre samedi 9 sept à 9h30

 

nef et chevet de l'église Saint-Pierre

de Saint-Chamond, un matin de fin d'été

samedi 9 septembre 2023, à 9 h 30

 

  • belle lumière dans l'église Saint-Pierre de Saint-Chamond, ce samedi matin, vers la fin de l'été. L'église a bien profité de la restauration de son plafond à caissons sur le modèle des églises de la Renaissance italienne.

Michel Renard

église Saint-Pierre samedi 9 sept à 9h30


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8 septembre 2023

lecture de la Légende dorée par Jacques Le Goff

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la sacralisation chrétienne du temps

lecture de la Légende dorée par Jacques Le Goff

 

Terminé avant-hier le livre du grand médiéviste Jacques Le Goff À la recherche du temps sacré ( 2011, éd. Perrin, Tempus, 2014, 258 p.).

Compte rendu avec, comme toujours, de nombreuses citations.

Modestement qualifié par lui-même d’«essai», il s’agit en fait d’une analyse systématique, autour d’une idée (on va voir laquelle) de l’immense succès de diffusion et de lecture au Moyen Âge, La Légende dorée de Jacques de Voragine (1228-1298), écrit entre 1262 et 1297.

Dominicain et devenu archevêque de Gênes, il est originaire de Varage (Varazze), proche localité de la cité portuaire, et Le Goff n’hésite pas à le qualifier d’«intellectuel».

Son œuvre de «l’aboutissement de cet essor de la chrétienté» au XIIIe siècle (p. 20). Jacques de Voragine «a appartenu à l’ordre sans doute le plus instruit et le plus cultivé de l’époque» (p. 236).

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Jacques de Voragine prêchant

 

ce qui doit être lu

Je connaissais La Légende dorée depuis mes années étudiantes mais ne l’ai jamais lue intégralement. En tout cas, j’avais retenu les premiers mots de l’introduction due au révérend Père Hervé Savon, et que Jacques Le Goff ne rappelle pas, probablement parce que trop évidents dans son esprit :

- «Le titre de ce livre ne doit pas donner le change. Légende ne signifie pas ici conte ou récit fabuleux, mais simplement ce qui doit être lu. L’épithète "doré" ou plutôt "d’or", n’évoque pas les embellissements fallacieux de l’imagination mais annonce le poids et la valeur du contenu» (La Légende dorée I, 1967, éd. GF, p. 7).

Legenda, en latin : «Ce qui doit être lu», comme on dit agenda, «choses qui doivent être faites».

 

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une somme chrétienne sur le temps

La Légende dorée de Jacques de Voragine occupe le premier rang après la Bible en nombre de manuscrits médiévaux conservés.

Il ne s’agit pas d’un légendier ordinaire mais comme Jacques Le Goff le répète à maintes reprises, un ouvrage qui se veut :

- «fondateur d’un temps chrétien» (p. 24) ; «les saints sont des "marqueurs de temps" et contribuent à le sacraliser»(p. 45) ; «le caractère de somme sur le temps qu’est, à mes yeux, la Légende dorée» (p. 172) ; «la sacralisation du temps dont je m’efforce de démontrer qu’elle est le thème profond de la "Légende dorée"» (p. 199) ; «cette sacralisation de la durée humaine qui est, selon moi, l’objectif profond de la  La Légende dorée» (p. 207) ; «le temps recherché par Jacques de Voragine est un temps merveilleux» (p. 231).

 

les différents temps

La La Légende dorée n’est pas un légendier, c’est-à-dire un «catalogue hagiographique» mais un recours aux saints pour sacraliser le temps qui «combine le temps liturgique ou temporal avec un temps des saints ou sanctoral» (p. 39). Combinaison «emmenée par le temps eschatologique vers l’accomplissement du temps» (p. 96).

Mais cette grammaire des temps s’adosse à d’autres segments de la durée.

«Les quatre périodes ou temps en quoi est divisée la La Légende dorée (...) sont : le temps de "l’égarement" qui va d’Adam à Moïse, le temps de la "rénovation" ou du rappel qui va de Moïse à la nativité du Christ, le temps de la "réconciliation", entre Pâques et la Pentecôte, et, enfin, le temps de la "pérégrination", qui est la période actuelle. Reste un hiatus entre Noël et le temps pascal (...)» (p. 35).

On trouve encore une autre division, à l’occasion de l’explication de la circoncision qui a eu lieu le huitième jour de la vie terrestre de Jésus : «les huit jours représenteraient les huit âges du temps : d’Adam à Noé, de Noé à Abraham, d’Abraham à Moïse, de Moïse à David, de David au Christ, du Christ à la fin du monde, un septième âge étant celui de la mort de l’humanité et un huitième celui de sa résurrection» (p. 97).

Comme le dit Jacques Le Goff, sans aucune négativité : «le dominicain est un grand manipulateur du temps» (p. 98).

D’autres formes de temps sont évoquées. N’en citons qu’une seule : «Jacques de Voragine a ainsi su trouver dans les Confessions de saint Augustin une forme de temps particulièrement émouvante et angoissante : le temps de l’indécision et de l’attente» (p. 195).

 

153 saints

Qu’est-ce qu’un saint ? «La principale caractéristique d’un saint est d’avoir été choisi par Dieu pour se manifester sur terre à sa place (...)» (p. 39). Une spécificité du christianisme. «L’apparition des saints marque une des premières ruptures du christianisme avec le judaïsme qui ne distinguait que les prophètes et les patriarches» (p. 40).

On compte cent cinquante-trois saints dans la «Légende dorée».

Pourquoi ce nombre ?

Il correspond aux cent cinquante-trois gros poissons tirés du filet de la pêche miraculeuse (Évangile de Jean, 21, 11). Ainsi, pour Jacques Le Goff : «Le temps de La Légende dorée est un temps de pêche d’hommes à transformer en chrétiens voués à Dieu et au salut, et c’est la personne du Christ qui donne ce nouveau départ du temps des hommes» (p. 41).

 

qui est Jésus ?

Du chapitre de la La Légende dorée consacré à la Nativité du Christ, on apprend que celui-ci «arriva de façon merveilleuse». Mais la doctrine se complique, elle distingue le merveilleux et le miraculeux.

Jacques de Voragine :

- «rappelle que la naissance fut une merveille. Mais la personne du Christ est le résultat d’un miracle. Reprenant un texte de saint Bernard de Clairvaux, Jacques de Voragine souligne que le Christ est une combinaison miraculeuse car, dans la même personne, Dieu a réuni "l’éternel, l’ancien et le nouveau". L’éternel, c’est la divinité. L’ancien, c’est la chair humaine sortie d’Adam et continuant par générations successives à travers les siècles. Le nouveau, c’est que l’âme de Jésus transfigure l’âme humaine» (p. 77).

On en apprend encore sur ce Jésus nouveau-né, à partir des trois noms qui lui furent attribués. «désormais il put être appelé "Fils de Dieu", "Christ", "Jésus", les trois noms étant trois façons différentes d’exprimer le lien entre Dieu et l’homme» (p. 96).

Selon Jacques de Voragine «ces trois noms ont aussi une source et une signification spéciales. "Fils de Dieu" est le fondement de la foi et de la certitude ; "Christ" exprime le pouvoir de se répandre à la manière de l’onction ; pour "Jésus", Jacques de Voragine utilise une de ses grandes sources, et assez étonnante, saint Barnard de Clairvaux, pour qui Jésus signifie "nourriture", "source", "remède", "lumière"» (p. 96).

«La vie de Jésus incarné étant le centre, la force qui propulse le temps» (p. 167).

Et plus précisément : «Jésus, grand maître du temps, participant par sa nature divine à la création du temps divin et par son Incarnation à la pratique du temps humain» (p. 124) ; voir aussi (p. 55).

Enfin, à propos du chapitre consacré à saint Sylvestre : «l’argumentation [de celui-ci] pour affirmer que Jésus existait avant le temps» (p. 94).

 

Nativité ou Passion ?

À l’époque de la La Légende dorée, on voit la spiritualité chrétienne évoluer : «après avoir fait du christianisme essentiellement la religion d’un Dieu ressuscité, [elle] a accordé de plus en plus d’importance à la célébration de son Incarnation» (p. 36).

Pour Jacques de Voragine : «la Nativité de Jésus est le jour où se manifeste l’événement essentiel dans sa conception du temps sacré, celui du temps de la réconciliation de l’homme avec Dieu, que le péché originel avait prématurément fait dévier» (p. 191).

Je note une petite différence avec ce qu’écrivait Jacques Le Goff dans Un long Moyen Âge (2004) et que j’avais recensé il y a peu.

L’auteur disait en effet : «la religion a évolué de telle sorte qu’apparaît désormais au premier plan la représentation du Christ souffrant : le XIIIe siècle est celui de la Passion» (p. 95).

Alors primauté à la Nativité ou à la Passion ?

En tout cas, on se souviendra, avec Jacques Le Goff, que le XIIIe siècle «est celui de la promotion de l’enfance en chrétienté, marquée par la naissance officielle du culte de l’Enfant Jésus» (p. 153).

 

lire Le Goff

Lire À la recherche du temps sacré, c’est plonger dans un univers grisant aux évocations multiples (tellement plus nombreuses que celles mentionnées dans ce compte rendu).

Renouer avec nos riches et savantes racines médiévales dont il ne faut cesser de répéter qu’elles n’ont rien d’obscures mais qu’elles sont au contraire sources de lumières qui parviennent jusqu’à nos esprits.

Un patrimoine à défendre en ces temps de nihilisme, de confusions et d’attaques violentes contre notre héritage civilisationnel.

Michel Renard

 

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édition de 1348

 

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acques Le Goff, 1924-2014

  

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28 août 2023

quel rôle et quelle place pour la France au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ?

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quel rôle et quelle place pour la France

au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ?

 

J'ai terminé ces derniers jours d’août, Le déclassement français, des deux journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot (éd. Michel Lafon, janvier 2022, 318 p.) dont le sous-titre est assez explicite : «Élysée, Quai d’Orsay, DGSE : les secrets d’une guerre d’influence stratégique».

(* Note trop longue... sauf pour les passionnés de géopolitique)

Fruit de leur durable expérience de terrain (y compris les 124 jours de détention comme otages en Irak en 2004) et de nombreux entretiens fort riches : 47 personnalités sont citées mais il faut compter  avec celles qui ont tenu à l’anonymat), le livre est une expertise passionnante qui apprend beaucoup. Sa matière événementielle est dense.

Les différents chapitres correspondent le plus souvent au traitement d’un État, ou parfois ce qu’il en reste comme la Libye post-2011.

un passé chargé

Les raisons de la présence française dans ces régions qui vont des côtes atlantiques du Maroc jusqu’aux pieds des monts Elbourz qui abritent la capitale iranienne, relèvent de l’histoire.

Un passé plus ou moins long : les Échelles du Levant depuis le XVIe siècle, colonisation de l’Algérie depuis 1830, protectorats sur la Tunisie en 1881, sur le Maroc en 1912, rôle de puissance mandataire aux lendemains de la Première Guerre mondiale sur les décombres arabes de l’empire Ottoman (Liban et Syrie), présence de la France Libre au Levant dès 1941.

Mais la IVe République (guerre d’Algérie, opération de Suez en 1956) puis la Ve passent par là.

Et c’est avec de Gaulle que la France mène une «politique arabe» (déclaration du 29 juin 1967) :

  • «nous avons l’intention de conserver nos rapports avec Israël et avec les Arabes. En ce qui concerne ceux-ci, nous souhaitons les encourager à construire et à retrouver leur dignité. Quand je parle des Arabes, je parle du Caire aussi bien que de Damas et d’Alger».

Christian Chesnot et Georges Malbrunot prennent le témoin peu après cette période, après même l’époque de Jacques Chirac (p. 69 et 73-75, sur le Liban ; p. 107, sur l’Algérie ; p. 167-180, sur l’Iran ; p. 273, sur Israël).

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6 août 2020, deux jours après les explosions, Macron se rend au Liban

le grand sérail libanais

J’ai été frappé par le volontarisme, voire la frénésie, des présidents au début de leur mandat. Ainsi Macron avec les «zaïms», chefs de clans, en août 2020 au Liban (p. 18-59) et sa tentative de réformer les institutions politiques de ce pays pour mettre en œuvre une série de grands travaux : «La parenthèse se referme sur deux mois d’engagement français au Liban. Emmanuel Macron a enregistré un revers» (p. 59).

Échec imputable à la classe politique libanaise incapable de former un gouvernement, à l’intransigeance des sunnites face aux chiites (p. 53) et à la volonté de ces derniers de conserver le ministère des Finances. Selon un parlementaire libanais lucide : «Le problème de la France, c’est qu’elle n’a pas les leviers qu’il faut pour imposer une politique aux Libanais» (p. 55).

L’éventualité des «sanctions» n’a pas fonctionné. Selon plusieurs interlocuteurs de Chesnot et Malbrunot - qui invoquent souvent le terme - ce serait «l’État profond», en particulier l’appareil diplomatique, mais aussi Bercy et la Banque de France, qui aurait dicté la reculade (p. 64-65).

Le système bancaire a souvent rendu service à de nombreuses sociétés françaises. Et les opérations ne furent pas toujours scrupuleuses, allant jusqu’à la corruption (p. 66). Sans compter le «puissant lobby» qu’on appelle «Beyrouth-sur-Seine».

L’Élysée se cabre. Le 6 août 2020, le chef de l’État accuse les dirigeants libanais «d’avoir tous touché» et le 27 septembre d’être des «traîtres» (p. 90). Le président Macron s’est trop impliqué, sa parole s’est dépréciée. Mais l’inertie libanaise a été décisive : «En fait, les dinosaures libanais ont eu raison de son volontarisme... après avoir vidé l’initiative française de sa substance» (p. 91).

Or, constate un haut responsable du Quai d’Orsay : si «la France recule au Liban, où peut-elle compter au Moyen-Orient ? C’est notre porte d’entrée au Levant. Nous n’en avons pas d’autre. Ce ne sera pas en Égypte, ni en Israël, ni en Arabie Saoudite, où nous ne pesons pas» (p. 94).

Cependant, la clé du Liban se trouve également en Syrie, que la France était parvenue à détacher du Liban (2005-2015). Aujourd’hui, la donne a changé alors que les objectifs de la France étaient de «contribuer à contrer la montée en puissance du camp pro-syrien» (lettre de cadrage du ministère des A.E. du 23 janvier 2019 ; p.61-62).

Pour un expert libanais : «On risque d’avoir au cours de ces prochaines années un non-pays, la Syrie toujours en guerre, qui renforcera son poids sur un non-État, le Liban toujours en crise économique» (p. 97).

révélations : Algérie

Il ne saurait être question de recenser toutes les analyses, confidences ou aveux que livrent Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Il faut se reporter au livre.

Emmanuel Macron et Abdelaziz Bouteflika à Alger en décembre 2017

Certains propos méritent de s’y arrêter tout de même. Ainsi le 6 décembre 2017, Macron rencontre Bouteflika et les gérontes du régime algérien. Il aurait prononcé cette tirade devant un parterre déstabilisé par une franchise inhabituelle :

  • «Vous êtes responsables du malheur de votre jeunesse et cette jeunesse vient me poser des problèmes dans les banlieues françaises ! Obtenir un visa pour la France, ce n’est pas un projet de vie pour vos jeunes. Donnez-leur du travail» (p. 100).

En effet étonnant franc-parler ! Que ne le tient-il en France... Mais de tous les projets annoncés, aucun ne voit le jour (p. 103).

Les deux journalistes recueillent ce credo victimaire outrancier mais officiel de la part de Ammar Belhimer, ministre de la Communication :

  • «Nous sommes un peuple qui a échappé à l’extermination [!!]. C’est pourquoi l’assainissement de la question mémorielle franco-algérienne passe par la logique des trois "R" : responsabilité du crime colonial, repentance et réparations. Le problème, c’est qu’il existe encore une charge néocoloniale très forte dans le regard que porte la France sur l’Algérie» (p. 105). «Relation névrosée» (p. 111).

Le même discours est tenu, en France, par les «indigénistes», les islamo-gauchistes et tous les repentants... jusque dans le système scolaire !

«Nous sommes tétanisés avec l’Algérie, et nous sommes manipulés par le Maroc» déplore un diplomate français (p. 129).

échecs et coups tordus : Libye, Iran

La Libye ? Échec de la médiation entre les deux pouvoirs locaux : le général Haftar à Benghazi et le civil Saraj à Tripoli (p. 137-139). Entre lesquels la France hésite : «cacophonie» (p. 149).

De l’Iran en voie de nucléarisation, on retiendra l’opposition entre une ligne héritée de Chirac «ami des sunnites mais qui ne veut pas isoler l’Iran chiite» (p. 167) et « l’État profond» partisan d‘une ligne dure face aux initiatives d’enrichissement de l’uranium et de multiplication des centrifugeuses par Téhéran (p. 176-180). 

analyses suivies

Christian Chesnot et Georges Malbrunot traitent de Bagdad, des Émirats arabes unis (Abu Dhabi, Dubaï) «premier partenaire stratégique de la France dans le golfe Persique» (p. 253-254), de l’Égypte, de la Turquie et son double jeu vis-à-vis de Daech, d’Israël...

À propos de l’Égypte, retenons, d’après l’un des participants, cette déclaration accordée en septembre 2017 lors d’une rencontre avec des ONG à New-York : «Nous avons besoin d’al-Sissi pour deux choses. D’abord pour nous débarrasser des Frères musulmans et ensuite pour régler le problème libyen» (p. 222).
Eh bien ! En tout cas, en France, Macron ne semble pas rivé au même objectif à l’égard des Frères musulmans... !

hyperactivisme et coup médiatique

Christian Chesnot et Georges Malbrunot épinglent Macron pour «sa diplomatie à la hussarde, hyperactive mais au final plutôt stérile» (p. 298).
Pour ce président «encore plus que sous ses prédécesseurs, la recherche du coup médiatique a été souvent la règle, comme si la politique extérieure se concevait tel un levier de politique intérieure pour se renforcer dans les sondages» (p. 298).

atouts, sur quels théâtre ?

Notre pays ne pèse plus guère dans cette région du Maghreb et du Moyen-Orient. Les «fleurons du CAC 40 décrochent encore de belles affaires» (p. 315) mais «le principal vecteur d’influence de la France dans la région reste son outil militaire et ses ventes d’armes» (p. 316).

Quelle configuration géopolitique au début des années 2020 ?

  • «Le Moyen-Orient d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui dans lequel évoluait Jacques Chirac. Sur les décombres des bien mal nommés Printemps arabes, qui ont entraîné l’affaiblissement d’États phares, comme l’Égypte, la Syrie, voire l’Irak pour d’autres raisons, les puissances bien placées désormais pour le dominer sont... non arabes : Israël, la Turquie et l’Iran» (p. 317).

Christian Chesnot et Georges Malbrunot désignent les deux blocs antagonistes qui se font face au Moyen-Orient : les puissances sunnites du Golfe, affaiblies par les hésitations américaines, et Israël d’un côté, et de l’autre «l’axe de résistance» aux États-Unis avec l’Iran et ses alliés au Yémen, en Syrie, au Liban, en Irak et jusqu’à Gaza (p. 317).

«Comment Paris peut-il s’inscrire dans ce face-à-face régional ?» (p. 317). Quelles forces sortiront la France du déclassement ?

Michel Renard
28 août 2023

Déclassement français couv

Christian-Chesnot-et-Georges-Malbrunot

Christian Chesnot_et Georges Malbrunot

Macron à Beyrouth 6 août 2021
Macron à Beyrouth, le 6 août 2021

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26 août 2023

resto, politique et littérature

26 août 2023 resto italien Fb

 

resto, politique et littérature

 

Pour fêter le retour à une atmosphère respirable, resto italien en terrasse avec l'ami Kamel, ce vendredi soir 25 août, précédé et suivi de discussions plus ou moins insouciantes sur nos vies au jour le jour, ou au sujet des femmes....

Mais aussi plus soutenues avec la politique (le nihilisme vécu ou la meilleure stratégie du capitalisme, selon l'angle ; qu'est-ce que l'extrême-droite ?), la littérature : Joseph de Maistre, Barrès, Rémy de Gourmont [dont Kamel a tout lu], quelques auteurs du décadentisme comme Barbey, Jean Lorrain, Bloy évidemment, Huysmans évidemment, Jean Moréas, Élémir Bourges...

Mais encore L'histoire de la littérature française de Kleber Haedens (1943).

Ou encore le rappel de l'extraordinaire bourde et ignorance, en 2013, du ministre Valls, de tant de journalistes et même des magistrats de Bobigny qui ont censuré, Le Salut par les juifs (1892) de Léon Bloy, ignorant qu'il s'agissait d'une réponse au Drumont de La France juive...!

Un livre réédité par Jacques et Raïssa Maritain, salué par Bernard Lazare : «Léon Bloy, un écrivain philosémite».

Bloy qui écrit : «L'histoire des Juifs barre l'histoire du genre humain comme une digue, pour en élever le niveau», etc.

Il existe quand même des spécialistes sérieux de Léon Bloy, dont Pierre Glaudes, professeur en Sorbonne.

Personne n'a eu l'idée de les consulter, de leur téléphoner, avant de savoir ce que contenait Le salut par les juifs ?

Pauvre France.

Michel Renard
26 août 2023

25 août 2023 resto italien, limoncello
le limoncello de fin de repas, offert par la maison...

25 août 2023 resto italien, salade
après les copieux, et avant la panna cotta, salade que nous avons partagée

25 août 2023 resto italien, Kamel
Kamel

25 août 2023 resto italien, Michel R
sérénité de l'esprit, apaisé tant par les nourritures culinaires que par les nourritures spirituelles

Le_salut_par_les_juifs_Bloy_Léon_bpt6k10545542
une grande œuvre

 

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21 août 2023

l'ultime été avec son fils

21 août 2014 (5)

 

l'ultime été avec son fils

 

Ce fut le 21 août 2014. Dernière fois que je vis mon fils vivant. Il partit le lendemain pour Paris.

Promenade dans le Pilat, lui et sa compagne, son père et sa compagne. Il enchanta cet après-midi, notre après-midi, et je me suis dit : tant que nous pourrons rééditer de tels moments, la vie nous sera gratifiante.

Il rencontra la mort à peine deux mois plus tard en région parisienne.

Si je n'en parle, si je ne le ressasse, qui donc le fera ?

Michel Renard
21 août 2023

21 août 2014 (3)
Pierre Renard (1980-2014) et sa compagne l'été 2014

21 août 2014 (6)

21 août 2014 (11)

21 août 2014 (4)
le fils et son père

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21 août 2014 (9) new

21 août 2014 (12)

21 août 2014 (10)

21 août 2014 (2)

21 août 2014 (7)

 

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20 août 2023

les 9 questions posées par Isabelle Surply au sujet du compte administratif, 15 mai 2023

CM 26 juin 2023 photo 1
Isabelle Surply (photo du 26 juin alors que le texte ci-dessous date du 15 mai 2023)

 

les 9 questions posées par Isabelle Surply

au sujet du compte administratif

validant les dépenses budgétaires de 2022

Conseil municipal du 15 mai 2023

 

* La mise en page est celle du compte rendu publié par la Mairie. À l'évidence elle n'est pas agréable et ne facilite pas la lecture. On surmontera ce désagrément par l'intérêt des arguments déployés par l'oratrice. 

CM 15 mai 2023 Isballe Surply 1

CM 15 mai 2023 Isballe Surply 2 new

CM 15 mai 2023 Isballe Surply 3 

CM 26 juin 2023 photo 2
Isabelle Surply (photo du 26 juin alors que le texte ci-dessus date du 15 mai 2023)


source : https://saint-chamond.fr/wp-content/uploads/2023/06/CM260623_PV_seance_150523.pdf

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CM 15 mai 2023 page 1

façade Hôtel de Ville 15 avril 2014 (2) copie
façade de l'Hôtel de Ville de Saint-Chamond (15 avril 2014)

 

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