la cité perdue de Z et l'aventure de Percy Harrison FAWCETT
la cité perdue de Z
et l'aventure de Percy Harrison FAWCETT
La récente lecture du Matin des magiciens de Pauwels et la vision d’une série controversée «À l’aube de notre histoire» du journaliste Graham Handcok (Netflix) qui affirme que de nombreux sites archéologiques ne peuvent être expliqués que par l’existence d’une (ou : de) civilisation(s) ayant disparu il y a 11 800 ans (fin de l’âge glaciaire), m’ont conduit à m’intéresser à l’explorateur anglais : Percy Harrison FAWCETT, avec le livre :
- LA CITÉ PERDUE DE Z, du journaliste américain David GRANN (2009, trad. 2010, éd. Points 2020, 380 p.).
Pourquoi «Z» ? C’est le nom attribué, sans que l’on sache vraiment pourquoi, par le colonel Percy Fawcett (1867-disparu dans l’Amazonie en 1925), à une cité mégalithique qu’il situe dans le Mato Grosso et qu’il n’a jamais découverte.
Le livre de David Grann mêle le récit de toutes les tentatives de trouver l’El Dorado depuis le XVIe siècle (songeons au film de Werner Herzog, Aguirre, la colère de Dieu) à celles de Percy Fawcett et jusqu’aux révélations de l’anthropologue et professeur d'archéologie à l'Université de Floride, Michael Heckenberger, qui fouille en Amazonie depuis 1992 et travaille sur le site de Kuhikugu localisé à proximité de l’endroit où a disparu le colonel Fawcett.
Kuhikugu correspond aux rêves obstinés de Percy Fawcett.
L’auteur écrit à propos de cette région du Xingu : «d’après les scientifiques, il [est] possible que la forêt fluviale ait nourri des millions de personnes. Pour la première fois, les savants reconsidéraient des chroniques des chasseurs de l’El Dorado sur lesquelles Fawcett avait fondé la thèse de l’existence de Z» (p. 378).
Récit passionnant, envoûtant.
Percy Harrison Fawcett était un militaire ayant effectué plusieurs années de services dans l’Empire britannique, à Ceylan, ayant été espion au Maroc pour le Foreign Office en 1901.
En 1906, la Société Royale de Géographie de Londres le charge d’établir une cartographie entre le Brésil et la Bolivie en pleine Amazonie parcourue par les récolteurs de caoutchouc et les tribus d'Indiens plus ou moins hostiles.
Fawcett réalise six missions jusqu’en 1913 dans l’enfer vert de la jungle amazonienne, «piège mortel pour toute civilisation» écrit David Grann (p. 47).
Arthur Conan Doyle s’inspire de ces récits de missions pour écrire Le continent perdu en 1912 - que je viens de lire également. En 1919, Fawcett dit à Conan Doyle que quelque chose du «monde perdu» existe bel et bien (p. 232).
Homme extraordinaire de courage, d’endurance qui sacrifie tout à sa certitude de pouvoir révéler au monde la cité de Z.
Lors de la dernière expédition, en 1925, il part, âgé de 57 ans (!), avec son fils aîné Jack et l’ami de celui-ci, Raleigh Rimmel.
Le colonel Percy Facett écrit alors : «Si nous ne revenons pas, je ne veux pas que des expéditions de secours partent à notre recherche. C’est trop risqué».
Ils disparaissent tous les trois, soit par manque de provisions, soit probablement après avoir été massacrés par des Indiens. Leurs restes ne furent jamais retrouvés.
Le film The Lost City of Z de James Gray (2017) est basé sur le récit de David Grann. J’ai acheté le Dvd.
Michel Renard
29 novembre 2022
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